Tout est parti d’un livre – de ses images d’un continent que je n’avais jamais vu, mais dont le silence et l’immensité m’ont happée. L’Antarctique s’est imposé comme un territoire à la fois sublime et vulnérable : des étendues de glace qui semblent défier le temps, et pourtant si fragiles devant l’empreinte humaine.
De toute éternité est née de cette tension. Les glaces éternelles, les horizons sans fin, les silences nocturnes que j’ai peints ne sont pas de simples paysages : ce sont des questions posées à notre rapport au monde. Que reste-t-il d’éternel quand l’activité humaine s’infiltre jusque dans les régions les plus reculées de la planète ? Cette série marque le point de départ d’une préoccupation qui traverse encore aujourd’hui ma pratique – la fragilité des milieux qui nous portent, et notre responsabilité collective envers eux.
De toute éternité a été présentée à la Galerie Le 1040, Montréal.
Acrylique sur toile, 2013




















56 × 71 cm


